Démocratie Sanitaire – Par Daniel Carré

Daniel Carré-4La doxa de la Santé place le patient, l’usager, le citoyen, la personne au centre de l’organisation sanitaire. La loi du 4 mars 2002 (loi Kouchner) a fait émerger des concepts nouveaux concernant les droits du patient dans le système sanitaire. Depuis 12 ans des évolutions importantes ont été apportées par la loi du 22 avril 2005 (loi Leonetti) et la loi du 5 mars 2007 (protection de la personne).

L’usager est au centre du système : sans lui, ni médecine, ni accompagnement social. Le concept de Démocratie Sanitaire, troisième pilier de la Stratégie Nationale de Santé proposée par le Gouvernement, concerne tous les acteurs. Cependant l’usager du système en est un élément singulier, car il est à la fois l’objet, le sujet et l’acteur de l’organisation de la santé lorsqu’il devientpatient. Parler de Démocratie Sanitaire, c’est parler du mode d’exercice du pouvoir dans l’univers sanitaire, qui implique un partage entre pouvoir politique, pouvoir professionnel et pouvoir citoyen. Continue la lecture

L’épouse d’un homme dans le coma s’oppose en justice à des soins d’éveil

Est-ce un effet collatéral de la forte médiatisation de l’affaire Vincent Lambert, ce patient tétraplégique en état de conscience minimale sur le sort duquel le Conseil d’Etat doit se prononcer avant la fin juin? La démarche est en tout cas sans précédent. L’épouse d’un homme de 58 ans – lui aussi dans un état dit « pauci-relationnel » – a saisi en urgence la justice, le 3 avril, pour s’opposer à son transfert de l’hôpital Pasteur de Colmar vers le CHU de Strasbourg, où il devaitrecevoir des « soins d’éveil ». Victime d’un traumatisme crânien après une chute de cheval le 16 juillet 2013, l’homme se trouve depuis cette date sous alimentation et hydratation artificielles.

Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la demande, lundi 7 avril, et a validé le transfert du patient – dont l’identité n’a pas été rendue publique. Les soins d’éveil« ne peuvent pas être qualifiés d’inhumains ou dégradants », a tranché la juridiction administrative, qui met en avant « le droit à la vie ». Continue la lecture

Pharmacists may refuse deadly euthanasia substance to doctors

Almost half of all doctors at assisted suicide clinics have been confronted with pharmacists who do not want to help with euthanasia requests, according to research from the tv-program Always Something (Altijd Wat).

Pharmacists who either don’t believe in euthanasia for ethical or religious reasons often refuse to assist in controversial euthanasia requests. In these cases it could concern a patients who are suffering from dementia, or have lived ‘a full life’ or are psychiatric patients.

For these reasons, pharmacists will make the decision not to be of help to doctors. “A pharmacy is not a kiosk where you can quickly get some deadly substances”, says pharmacists association KNMP. Continue la lecture

Swiss doctors « help » elders with assisted suicide and euthanasia

The 99-year-old Londoner, who was not terminally ill or severely disabled, felt her time had come to an end and travelled to the Dignitas Clinic near Zurich, Switzerland, on March 27 to end her life. There retired doctor Michael Irwin, helped her as well as a number of other Britons. Some 3,000 patients end their lives at Swiss suicide ­clinics every year, statistics say.

« Doctors do not wish to stand by and watch their patients suffer needlessly, » Irwin said. He even confessed to doubling the morphine dose of a dying cancer patient nearly 60 years ago to help him pass away peacefully. Continue la lecture

Message de François Damas

Je suis moi-même membre de l’ADMD Belgique.

J’ai appris avec consternation la radiation du Dr Bonnemaison par la chambre d’appel du conseil de l’Ordre. C’est consternant car la chambre a statué sans connaître complètement les cas qui étaient reprochés au Dr Bonnemaison en se basant uniquement sur sa reconnaissance des faits qui lui sont reprochés. Mais la qualification de ses actes est justement ce qui pose question. Car selon ce que je sais le Dr Bonnemaison n’a fait que simplement accompagner l’agonie de patients qui lui étaient confiés et en accord avec les familles dont aucune n’a porté plainte.

Ces accompagnements actifs de fins de vie difficile sont toujours mal compris et mal classés par de nombreux médecins et magistrats alors que la loi Leonetti prévoit bien la pratique de la sédation terminale.

Vous savez sans doute que j’ai écrit un petit livre facile à lire sur les accompagnements médicaux des fins de vie. Mon ambition est par cet écrit de clarifier les idées des médecins, des malades et des magistrats sur ce que doivent être les accompagnements médicaux y compris le geste euthanasique sous certaines conditions.

Ce livre vous a été présenté lors de votre congrès de Bordeaux par la présidente Mme Herremans de l’ADMD Belgique.

Vous l’avez sans doute lu pour certains d’entre vous. Mme Casado de Poitiers et Mme Mas de Grenoble l’on trouvé non seulement intéressant mais utile pour les débats et les controverses.

Ce n’est pas un livre polémique mais il décrit simplement et clairement les diverses situations médicales et explique comment le médecin peut agir.

Je crois, modestement, que ce livre peut aider. C’est pourquoi je vous en reparle aujourd’hui motivé par cette décision du conseil de l’Ordre à l’égard de Nicolas Bonnemaison. Il faudrait lui susciter un vaste mouvement de solidarité. Mais je ne suis pas là pour donner des conseils et surtout pas des leçons.

J’espère que vous ne trouverez pas cavalier ma démarche directe auprès de vous. Je sais que le combat est difficile et ici en Belgique nos avancées restent fragiles.

Avec mes sentiments solidaires.

François Damas.

Le sens de la vie

C’ est nous qui pouvons donner un sens à nos vies en faisant des choses qui nous intéressent. En aimant une autre personne, nos enfants, la musique, la nature, la science…Il faut être bien présomptueux pour penser que l’ univers nous doit une explication pour notre existence.  Nous sommes là par hasard ou par chance (selon notre interprétation ) et si la vie n’ est plus que souffrance, nous avons le droit de la quitter . Si la vie est sacrée, comment osons-nous fabriquer des armes et tuer autant de personnes  contre leur volonté ?

 

La vie et la mort sont inséparables. A chacun de décider quand le moment est arrivé pour choisir la mort. Peu de personnes prennent cette décision car l’ instinct de survie est aussi fort chez l’ être humain que chez tous les autres êtres vivants. Mais il ne faut pas condamner ceux qui prennent cette décision ni ceux qui les aident à partir en douceur.  Soyons lucides et humanistes au lieu de porter des jugements irrationnels basés sur des idéologies médiévales.

Second British woman ‘tired of life’ helped to die by Swiss suicide clinic aged 99

article-2598102-1CE3AEBA00000578-376_306x499A second British woman who grew ‘tired of life’ has been helped to die at a Swiss suicide clinic.

The woman, who was 99 and from London, was not ill or disabled and simply chose to end her life.

It comes after a retired art teacher committed suicide at the Dignitas clinic in Switzerland after she grew weary of the pace of modern life and how technology was changing society.

The 89-year-old felt that her failing health, as well as her belief that people were becoming ‘robots’ attached to their gadgets, gave her little reason to live. Continue la lecture

Le tribunal de Strasbourg autorise une tentative de réanimation

Le tribunal administratif de Strasbourg a autorisé le 8 avril 2014 les médecins d’un patient plongé dans le coma à tenter de le réveiller, malgré l’opposition de son épouse qui craint une « obstination déraisonnable ».

Les « soins d’éveil » envisagés par le service de neurochirurgie du CHU de Strasbourg sur ce patient, plongé dans le coma depuis un grave accident survenu en juillet 2013, « ne peuvent pas être qualifiés d’inhumains ou dégradants », a estimé le tribunal, donnant ainsi tort à l’épouse qui l’avait saisi en urgence.

Dans ce service, le patient pourra bénéficier de soins palliatifs  »[qui ne porteront pas atteinte] à sa dignité », a ajouté le tribunal administratif dans un communiqué.

Le tribunal fait valoir que « [tenter des] soins d’éveil [ne] remet pas en cause la mise en œuvre éventuelle [de la loi Leonetti de 2005] » (sur l’arrêt des traitements visant au maintien artificiel de la vie d’un patient). Continue la lecture

Gervais says he’s pro-euthanasia

Comedian Ricky Gervais has said he is pro-euthanasia, joking that he hopes one day he will be able to walk into a chemist and ask for a pill to end his life.

 

The Office star bemoaned the « out of sight, out of mind » culture towards old people in the UK and America, and speaking on the topic of assisted dying, he said: « Y ou should be allowed to die with dignity and say when you’ve had enough. »

Gervais also revealed he has been offered a slot as alter ego David Brent at Glastonbury, although failed to say whether he will definitely appear at the world famous festival.

In an interview with the Mail on Sunday’s Event magazine, he spoke of the upcoming second series of Derek, his Channel 4 comedy that is set in a care home. Continue la lecture

Gewissensfreiheit für Ärzte statt Verbotsgesetz

Die DGHS begrüßt Haltung der Ethikrats-Vorsitzenden, fordert aber die
Möglichkeit einer organisierten Vermittlung von Sterbewilligen an Mediziner

(dgpd Berlin) Die DGHS begrüßt die Äußerung von Frau Professorin Dr. Christiane Woopen, Vorsitzende des Deutschen Ethikrates, die sich in verschiedenen Medien für die Zulassung des ärztlich assistierten Suizids im „existenziellen Ausnahmefall“ ausgesprochen hatte. Wenn ein Arzt eine solche Hilfe mit seinem Gewissen vereinbaren könne, solle „das Gesetz schweigen“, hatte Woopen gesagt. Noch ist im deutschen Strafrecht eine Regelung zur Hilfe beim Suizid nicht vorgesehen, es würde allenfalls der Tatbestand der Unterlassenen Hilfeleistung Continue la lecture

Euthanasie en France et en Europe, revue de presse et législation